Bonjour/Bonsoir (etc.)
Bien, je suis d'un jour en retard sur mes horaires de post, mais je suis assez contente de ce chapitre. Il reflète bien l'effet que je veux donner pour un commencement. Il n'est pas là pour faire comprendre la fiction, je tiens tout de même à le préciser. Il est là pour montrer des choses, faire découvrir des changements et surtout, embrouiller -vous verrez qu'au fil des chapitres, j'aime beaucoup faire des noeuds et mettre des pièges-. Sachez donc avec moi, lire entre les lignes.
Ce n'est pas une histoire à lire en surface, vous ne comprendrez rien sinon. Il faut un limite s'y intéresser sinon vous ne reviendrez plus lire la suite, croyant que votre cerveau n'est pas assez efficace pour déceler les mystères.
Je vous souhaite donc une bonne lecture et n'oubliez pas : un mot a plusieurs sens.
Edit de début : Les codes couleurs sont à la fin du chapitre juste pour celui là.
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Chapitre un : Le monde du sommeilIl ne fait pas froid, il ne fait pas chaud non plus. Il n'y a pas de vent, pas d'odeur, rien, le néant. Ce n'est pas noir, ce n'est même pas blanc. Pas de couleurs, c'est encore une fois, le vide complet. Pourtant ca ne fait pas peur, mais on est pas rassuré, c'est étrange mais c'est plutôt agréable. C'est peut être du coton, voir des plumes. C'est doux, mais il arrive un moment où ça devient rugueux. Un sentiment bizarre quand le contraste est là, c'est comme si l'on n'était plus seul, comme si une présence essayait de nous parler. Oui mais dans ce monde de coton et de silence, on se sent tellement bien, que l'on fuit quelconque parole. Le coeur bat vite puis lentement, ce n'est pas un rêve, du moins on n'espère pas. Entre chaque opposition, oui cela doit être le monde du neutre. Un monde où le bien n'existe pas sans le mal. Un monde où le mal n'existe pas sans le bien.
Je suis dans une prairie, une grande étendue d'herbe, de fleurs d'arbres et de lumières. J'ai changé de monde, ce n'est plus le même. Ici c'est beaucoup plus nette. Il y a des couleurs.
Je marche, mon linceul comme seul vêtement flotte avec aisance au rythme d'un vent inexistant. Étrange, mais je suis tellement bien que je n'y prête pas attention. La végétation est magnifique, brillante comme jamais. Milles et unes couleurs éclatent dans un feux d'artifices de pétales.
Mes cheveux virevoltes dans ce vent invisible. Mes yeux pétilles à la lueur d'une lumière inconnu. Pas celle que l'on connaît tous, non, elle est beaucoup plus belle. Passionante, elle m'émerveille complètement. Mes pieds sont nus, ils s'enfoncent dans l'herbe bien verte. Mes bras balancent et mes doigts jouent avec quelque chose d'inexistant.
Au loin, un immense saule pleureur rose se dresse avec fierté. La grandeur et la beauté de l'arbre m'éblouissent. Il est comme un dieu dans cette étendue de fleurs et d'herbe qui eux, vivent constament à raz le sol, ne pouvant voir à cause de leur petite taille, l'immensité qui s'en va à l'infini.
Il manque quelque chose, je ne remarque pas de suite de quoi il s'agit. J'ai beau chercher je ne trouve pas, je me regarde de haut en bas, j'avance, je recule, je regarde par terre, au dessus de l'arbre, je vais même voir au dessous mais je ne trouve pas ce qu'est la chose. Lasse de fouiner sans être satisfait de mes recherches, je m'assoie dans l'herbe. Je regarde les allants tours et tend l'oreille, seulement là, rien, pas de bruit. Il y a un peu de vent mais les feuilles du belle arbre, crissant entre elles au souffle qui s'infiltre espièglemment, ne donne aucun son. D'ailleurs, je me sens vraiment très seul. Pas d'animaux, pas d'hommes. La prairie s'étend sur des kilomètres, sans s'arrêt. La Terre de ce monde est plate comme jamais. Le son ici est inexistant. Pas de collines non plus, pas de dunes, pas de bosses, pas de montagnes, même pas une seule motte de terre qui pointe le bout du nez.
Le ciel, lui, est totalement blanc. Tellement blanc qu'il rendrait aveugle n'importe qui. Sauf moi apparemment. Dans ce monde du silence à la lumière brûleuse de rétine, je suis bien.
Un bruit sourd vient tout briser. Jamais je n'ai entendu un bruit si puissant. Je me bouche les oreilles, mais c'est toujours présent, tout autour de moi, de plus en plus fort, toujours et toujours plus fort. Les vibrations de ce contraste du silence pourrait détruire immeubles, routes, ponts et tout autre édifices, souvent considéré comme invincibles. Encore une fois, je ne suis pas atteint par cette chose.
Je reconnais bien vite des battements d'ailes. L'animal ou la chose doit être vraiment énorme pour faire un tel brouhaha. Je regarde partout autour de moi, mais rien, malgré les battements qui persistent, il n'y a absolument rien. Il me faut alors baisser les yeux pour enfin voir le responsable de tout ce raffut. Le coupable n'étant qu'un petit papillon jaune aux ailes marbrés de pourpre. L'ayant repéré, comme s'il avait comprit, il s'envole vers moi, toujours ses ailes hurlants à chaque battements. Il se place en face de moi et stoppe ses ailes, dans le vide et reste parfaitement immobile.
Ne battant plus des ailes, le calme est revenu, laissant place encore, à ce silence pesant et lourd qui rendrait quiconque complètement dingue.
L'insecte flotte toujours à la hauteur de mes yeux et quand je lève un bras pour tenter de le toucher, je me sens aspirer par une force qui vient de nul part. Une douleur des plus horrible vient traverser tout mon corps, partant de la pointe de ma nuque, jusqu'à mes orteils. J'essaye d'hurler, mais je n'y arrive pas, je ne m'entends pas, j'étouffe. Je perd alors pieds et me retrouve dans le noir complet, où un bip strident chante sans arrêt.
- Nous venons de le sortir de son coma artificiel, les testes révèles des changements. Une perte de mémoire ou une paralysie temporaire reste à prévoir. Nous préférons prévenir mais ne confirmons rien avant son réveille. Ne vous en faites pas, il pourra probablement sortir dans une ou deux semaines si tout ce passe bien.
Un sentiment bizarre, j'entends des choses mais je suis dans le noir. J'ai envie d'ouvrir les yeux, mais je n'y arrive pas, mon esprit me conseille de les garder fermer encore un peu.
Je suis mon instinct et les bruits ambiants s'atténues doucement.
Pour un temps qui me parait être une éternité, je sens quelque chose me caresser le visage. Cette sensation me donne des picotements mais je n'arrive pas à savoir qui est-ce qui me touche. Doucement une odeur vient emplir mes narines. « Son » odeur.
Mon coeur ralentit et je me permet un repos intense. Je sais que « ses » bras, « ses » mots, tout ce qui lui appartient m'apaisera. Quelque chose de doux, de chaud, un peu sucrée et humide se pose sur mes lèvres. Je frissonne intérieurement priant pour que ça ne s'arrête jamais.
Mon dieux...
- Joyama... Il faut qu'il t'arrive une telle chose pour que j'ose te toucher, t'embrasser et surtout... Te parler de ce que je ressens, mes sentiments à ton égard. Pourquoi Joyama ? Pourquoi as-tu voulu nous quitter ? Tout allait pourtant bien. J'avais prévu de passer du temps avec toi, rester plus longtemps prés de toi, seul... avec toi... Mais quand j'ai vu... Ton corps baigné de sang... Tu souriais dans ton bain de mort... Pourquoi ? Tu voulais mourir à ce point ? Joyama... Je ne veux pas imaginer ma vie sans toi...
Non, je n'ai pas fait exprès. Non ne crois pas ça s'il te plais, ne crois pas que j'ai voulu t'abandonner, au contraire... J'aurais moi aussi aimé qu'on passe plus de temps ensemble, j'aurais aimé qu'on soit seuls tout les deux... Etre plus longtemps prés de toi... Je n'ai pas voulu te laisser, je n'ai pas voulu vous laisser... Je ne peux pas te parler pour le moment, pourtant j'ai tellement envie de te prendre dans mes bras et de te rassurer. Je te le promet tu aura ta vérité, attends moi juste... Attends que mes yeux veulent bien s'ouvrir, je vais lutter pour ta vérité.
- Reviens nous vite. Watashi wa anata wo ai suru...
Restes je t'en supplies restes, parles moi encore, dis moi n'importe quoi mais parles moi, je suis seul dans le noir. Je veux courir pour te retenir, oui s'il te plais ne pars pas...
Watashi wa anata wo ai suru...iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii